|
Infos Vous parcourez actuellement les archives du blog Les droits de l’enfant en Afrique pour le jour suivant : 18/5/2009. Catégories
Derniers articles
Liens
|
Archive pour 18/5/2009PHENOMENE ENFANT SOLDAT, UN CERCLE VICIEUX A L’EST DE LA RDC.18/5/2009 par EAD.
EAD, une Association active dans la protection et défense des droits des enfants, décrit et l’analyse au quotidien de la situation de l’enfant à l’Est du pays.(RDC). Depuis bientôt plus de 4 ans , notre association Enfants pour l’Avenir et le Développement(EAD) est engagée par son savoir-faire dans la thématique protection de l’enfance, suite au phénomène alarmant « Enfant soldat » issue de succession des guerres et conflits au pays. L’Est, étant la partie la plus touchée, le phénomène y est devenu une monnaie courante. Ce cas de figure s’explique non seulement par l’histoire marquée dans cette partie du pays, mais aussi par sa position géographique et économique. Ces enjeux sont à la base jusqu’à ces jours de tous les maux dans cette Région. Par ailleurs, elle a été (la région) un dépotoir de toutes les organisations évasives, soit simplement d’occupations ou dites des libérations de l’histoire du pays depuis 1996. Ces organisations ont eu par des moments besoin des effectifs en homme militaires pour atteindre leurs objectifs à intérêt non concret. Comme très souvent dans toute crise, naturelle, un conflit politique ou militaire, sont les enfants et les femmes, les premières victimes, exposés à des violences ou viol, des enrôlements forcés dans des troupes, et d’autres exactions similaires. L’enfant de l’Est, vulnérable, n’avait pas été épargné de ces différents courants.Les conséquences ne se limitent pas seulement à ces groupes d’individus, graves sur le développement de la plupart des territoires, où les conséquences humanitaires deviennent très préoccupantes etc.Le climat serait favorable à l’amorce d’une nouvelle phase en vue de la reconstruction et le rétablissement d’une paix durable dans cette partie du territoire national qui a porté, pendant plusieurs décennies, des stigmates des affres du mal. L’action qu’entreprend EAD dans ce contexte multidimensionnel, conjointement avec toutes les associations locale, internationale (UEPN-DDR, MONUC SPE, ADECO, SC, ACOPE ET EAD, LPC, Unicef,) a consisté à un plaidoyer de sortir urgemment les enfants dans les rangs des groupes et forces armées.Une fois au CTO, Une série d’activités est mis en place, essentiellement de récupération psychologique, focalisé sur l’écoute, l’orientation vers une vie civile en communauté, l’intérêt au retour à l’école, le remise en niveau d’éducation, etc.A la suite, une stratégie de retourner les enfants dans leur familles respectives après une prise en charges psychosociale de plus au moins 6 mois au sein d’une structure CTO (Centre transitoire d’Orientation). Mobilisées dans un focus commun pour un objectif « zéro enfants » dans les rangs des troupes, toutes les associations de protection de l’enfance généralement dans toutes les provinces de la République, et en particulier à l’Est, dans les grand nord, ont conjointement déployé les efforts avec les moyens de bord enfin d’atteindre presque à 80% de réduction de la présence des enfants dans les troupes armées. Actuellement, l’action de démobilisation semble ne pas avoir un impact mesurable plutôt concret, à la suite de l’échec dans la phase suivante de réinsertion, qui rendrait l’action plus pérenne, et qui conduirait ainsi les sujets démobilisés à un désintéressement presque définitif au métier (armée ou mouvement militaire), c’est à dire un ré- recrutement éventuel. Les rapports de la plate forme de protection de l’enfance dans les grands Nord gérée par EAD dans les années antérieures, signalent qu’un nombre d’environs 800 enfants variant entre 8 et 16 en moyenne ont été démobilisés depuis l’année 2003 à 2008. La majorité avaient exprimé un besoin de réinsertion socio-économique et scolaire, chose qui reste jusqu’à nos jours un eternel débat, faute des moyens des décideurs dans la thématique.[1]
Figure 1 Séance de sensibilisation de la communauté au Quartier Boikene au tour de la cohabitation pacifique avec les ex-EFGA dans le quartier. La conséquence majeure vécue en ce jour reste un retour en cascade à la vie initiale, celle de réintégrer les troupes armées pointées à la porte dans les régions, suite à l’oisiveté des ex- démobilisés particulièrement les enfants. C’est le cas dans les territoires et localités situés dans la région où opèrent les mouvements militaires insurgés plus actifs pour le moment.( mai-mai à Mbingi, vurondo, sud de lubero). La dernière enquête au cours du mois de janvier initié sur l’impact et le devenu des groupes démobilisés en 2005 , donne un résultat de presque 70% des mêmes sujets démobilisés qui restent en âge d’enfance, sont aujourd’hui vérifiés et confirmés par les équipes mixtes de vérification(UEPN-DDR, MONUC SPE, ADECO, SC, ACOPE ET EAD, au centre de regroupement AMANI de Nyaleke à 7 kms de la ville de Beni. La majorité provient des mai-mai du Pareco qui se rendent volontairement dans ce meme camp de brassage. Figure 2. . Accueil des Ex-EAFGA au CTO par les autres enfants de la communauté, un bon signe d’acceptation de nouveau. Depuis le mois de février 2009, EAD, vient de mettre en place un Centre Transitoire d’Orientation, une structure installée urgemment en vue d’accueillir les ex-EAFGAs, devenus aujourd’hui des Eafgas en processus de démobilisation pour la ‘N’ième fois. Un cycle difficile à maitriser !Ce jour, un nombre de 23 ex EFGAs, sont présent au CTO, appuyé techniquement par notre partenaire Save the Children. La tendance est évolutive pour croitre le chiffre, suite à un retour volontaire des troupes insurgés dans les rangs des forces gouvernementales.Notre équipe sur le site de démobilisation a identifié un grand nombre d’enfant qui était passé dans nos CTOs les années antérieurs. Leurs témoignages, décrit le même parcours que celui, ci-haut analysé.
Loin d’un pessimisme intentionnel, l’avenir de l’action de démobilisation est sombre, dès lors que, la seconde phase tout en imaginant une bonne stratégie de retour à la vie civiles des ses enfants aussi pour leur future ne sera pas prise en compte. Figure 4 Leur premier repas au CTO Augustin VWALUMA Président [1] Rapport PFPE (plate forme de protection de l’enfant, dans le Grand Nord) 2006 Posté dans Afrique | Imprimer | Aucun commentaire »
|
|