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REALISATIONS EAD 2011

                            I.        PREAMBULE 

La mise en œuvre des activités pour cet exercice 2011 avait pour soubassement un plan de travail établi pour cette fin, plan de travail qui devait intégrer des priorités pour l’année mais aussi et surtout qui servirait d’un cadre légal de conception et orientation des projets à développer. Ce même plan de travail devait servir de base programmatique pour négocier des partenariats. Nous n’allons pas, ici, oublier le rôle de point de repère pour des éventuelles évaluations que devait offrir ce plan de travail.  S’il convient de rappeler les grandes priorités que nous nous sommes assignées, il s’agit, entre autres de :

·  Assurer une large communication externe de l’EAD, .Responsabiliser d’avantage les autorités locales, ·  Monitorer et communiquer des cas de violence sexuelle,· S’appuyer sur les animateurs communautaires pour toute activité,· La sortie et la réinsertion des enfants associés aux forces et groupes armés .

   Notre réflexion  pour les réalisations 2011, a été articlée  sur les grands piliers suivants :

-  Les objectifs assignés par volet d’intervention,

- Les activités développées et résultats atteints par volet d’intervention,

- Les défis actuels auxquels nous faisons face et enfin,

    II.        OBJECTIFS SPECIFIQUES POURSUIVIS 

A.   VOLET PROTECTION 

 « Renforcer l’accès à la protection des enfants des territoires de Beni et Lubero par des activités de prévention, réhabilitation/réinsertion, le renforcement des structures communautaires ainsi que la référence des cas » 

B.   VOLET EDUCATION 

  « Réduire le taux d’analphabétisme et faciliter l’accès à une éducation de base de qualité sans discrimination » 

C.   VOLET SANTE 

  « Réduire le taux de prévalence des maladies des mains salles en milieux scolaires » 

D.   VOLET SECURITE ALIMENTAIRE 

    « Faciliter l’accès qualitatif et quantitatif aux aliments de base par sélection, multiplication et diffusion des semences et géniteurs » 

A.   VOLET EDUCATION A LA PAIX 

      « Contribuer à la transformation et prévention pacifique des conflits, à la promotion de la culture de la paix pour un développement intégré du Grand Nord » 

B.   VOLET ORGANISATION ADMINISTRATIF : RESTRUCTURATION INTERNE 

    « Aider l’organisation à faire face aux nouveaux défis pour plus de crédibilité et à être plus visible » 

                            I.        ACTIVITES DEVELOPPEES ET RESULTATS ATTEINTS 

1.    LA PROTECTION 

  Parler de protection sous entend la prévention, la réhabilitation (physiologique, physique, sociale, psychologique et économique) mais aussi la mise en place d’un environnement protecteur sain.    Il convient de réaliser à partir de ces prémisses que la protection est difficile à dissocier des autres aspects de la vie d’un enfant comme l’éducation (Scolariser c’est protéger), la santé (vacciner c’est prévenir, vacciner c’est protéger), etc.   Comme nous aurons à développer d’autres thématiques de manière spécifique, ici il sera plus question des activités génériques dans le cadre de la prévention vis-à-vis des abus dont les enfants sont victimes, des cas de prise en charge dans la réhabilitation dans les droits ainsi que les initiatives mises en place pour la création d’un environnement protecteur localement. 

a)    De la prévention 

        L’ignorance est un facteur important de tous les maux. Comme  la médecine humaine est basée sur le principe de ”prevenir que guerrir, notre action s’est nettement basée sur les activités de prevention ci-après : 

Activité Thème Cible Observation
Vulgarisation La charte africaine des droits et du bien être de l’enfant les enfants écoliers et non écoliers, la communauté adulte de Beni, Oicha, Mayi-Moya, Lubero, Kipese En marge de la célébration de la journée internationale de l’enfant africain, le 16 juin
Vulgarisation La convention des nations unies relative aux droits des enfants, CDE les enfants écoliers et non écoliers, la communauté adulte de Beni, Oicha, Mayi-Moya, Lubero, Kipese En marge de la célébration du 22ème anniversaire de l’adoption par les Nations Unies de la convention relative aux droits des enfants
Vulgarisation La loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en RD Congo Les FARDC, La PNC, les enseignants, les parents, les élèves de certaines écoles ciblées, les enfants présents dans l’EGEE (Etablissement de Garde et d’Education de l’Etat) à Beni, Lubero, Kipese, Kirumba, Kanyabayonga, Oicha et Eringeti Cette vulgarisation a été un thème transversal durant l’année, c’est-à-dire elle a été associée à toute activité partout où nous avons eu à intervenir et en toute circonstance il fallait parler d’elle.
Sensibilisation La sortie sans condition des enfants associés aux forces et groupes armés, leur accueil dans la communauté au même titre que les autres enfants Les FARDC, les groupes armés (Fractions mayi-mayi, ADF/NALU, FDLR), communautés de Beni, Oicha, Eringeti, Lume, Kyondo, Lubero, Kipese, Mubana, Bukununu, Kitsombiro, Kirumba, Kanyabayonga, Luofu et toutes les autres localités arrosées par les radios locales de Beni, Kipese, Kirumba, Kanyabayonga A part quelques contacts facilités par la Monusco, les groupes armés ont été atteints par voix des ondes, le même canal nous a permis d’atteindre une grande partie des habitants du Grand Nord

a)    De la réhabilitation 

 Dans ce volet, nos interventions ont plus été orientées vers le monitoring et communication des cas des violations graves des droits des enfants, les enfants en conflit avec la loi, les enfants affectés par les conflits armés activement ou passivement. 

Ø  De la surveillance et communication des cas de violation grave des droits des enfants : 

Il sied de rappeler que les enfants de tous les temps et tous lieux sont victimes de la violation de leurs droits au vu et au su des adultes inertes soit par ignorance par eux-mêmes desdits droits soit par absence d’un mécanisme objectif de surveillance et communication des cas d’abus. Aussi, devons nous le savoir, aucune intervention ne peut être envisagé le cas de violation reste caché ou n’est pas communiqué. A  ce titre 2 agents ont été chargés de cette question qui touche, en plus des 6 violations graves des droits des enfants telles que stipulé par le conseil de sécurité des nations unies (viol et autres actes de violence sexuelle, meurtre et mutilation, enlèvement, enrôlement et utilisation des enfants, attaques contre écoles et hôpitaux, refus d’accès humanitaire) les autres violations des droits des enfants. Au moins 22 cas de violation graves des droits des enfants ont été rapportées dans le cadre de la Résolution 1612 et 30 autres cas ne cadrant pas avec la 1612. 

Ø  Des enfants en conflits avec la loi 

Pour cette thématique nous avons été opérationnel à Beni à travers :ü  Des séances de sensibilisation et vulgarisation de la loi congolaise portant protection de l’enfant (Au minimum une séance par mois durant le second semestre de l’année)ü  A l’occasion des séances de sensibilisation, faisant d’une pierre deux coups, nous avons organisé des jeux de société dans la cadre de la dédramatisation et de la réduction de la stigmatisation car pour cette activité nous nous faisons toujours accompagnés d’autres enfants de la communautéü  Le soutien aux enfants en conflit avec la loi lors des audiences (4 audiences) en guise d’appui juridique. 2 enfants ont été libérés dans ce sens au cours du 2ème semestreü  L’assistance période en aliments non aliments (Kits d’entrée : sac, habit de rechange, savons, matériel de jeu, ustensiles hygiéniques) : au moins 10 kits remis et la ration assurée pendant 30 jours  

Ø  Des enfants affectés par les conflits armés 

Il faut cadrer ici notre intervention qui s’est focalisée sur :Comme résultat de la sensibilisation portant sur la sortie sans condition des enfants des forces et groupes armés nous avons facilité la sorties de 320 enfants dont 127 filles et 193 garçons à travers l’accueil, le placement dans des familles d’accueil transitoire, FAT (30 familles ont été appuyées dans ce sens, 18 à Beni   et 12 à Lubero), leur écoute, la recherche et médiation suivis de la réunification familiale. Cette prise en charge transitoire à travers les FAT est toujours couplée à des centres de jour ; deux centres ont fonctionné, l’un à Beni et l’autre à Lubero. Ces structures étant ouvertes aux autres enfants de la communauté elles nous ont permis d’encadrer autour de 850 enfants de cette catégorie, 460 filles et 390 garçons. Les jeux de société y organisées entrainent la réduction de la stigmatisation dont sont victimes les enfants abusés dans les forces et groupes armés. Parmi les enfants dont il est question ici nous voulons préciser les enfants sortis des forces et groupes armés et qui sont déjà en communauté mais aussi les autres enfants extrêmement vulnérables présents dans la communauté. Bien que ces derniers n’aient pas participé aux hostilités, leur vulnérabilité trouve racine dans environnement sécuritaire, économique et social délabrés par les conflits armés à répétition.

Notre approche a consisté à les identifier, les sélectionner, les orienter sur base de leurs capacité mais surtout les potentialités de leurs milieux où ils vivent et, enfin les placer dans des structures soit scolaires (réinsertion scolaire), soit de formation professionnelle ou alors leur remettre un kit AGR (Activité génératrice des revenus), ici nous parlons de réinsertion socio-économique. Cette activité va être achevée en 2012 par la dotation d’un kit post formation selon la filière suivie. Les synthèses statistiques des bénéficiaires se présentent comme suit : 

STATISTIQUES DES BENEFICIAIRES EN REINSERTION SOCIO PROFESSIONNELLE ET SCOLAIRE PAR SITE D’INTERVENTION 

SITE VILLE DE BENI OICHA – MAYI MOYA MABALAKO CANTINE KYONDO LUBERO KITSOMBIRO KIPESE
CATEGORIE D’ENFANT ESFGA EEV ESFGA EEV ESFGA EEV ESFGA EEV   ESFGA ESFGA EEV ESFGA EEV
SEXE F G T F G T F G T F G T F G T F G T F G T F G T F G T F G T F G T F G T F G T F G T
EFFECTIF 8 21 29 18 7 21 26 27 53 16 7 23 16 23 39 0 0 0 17 30 47 16 8 24 13 40 53 22 8 30 9 28 37 6 2 8 51 132 183 26 11 37
TOTAL PAR SITE F G F G F G F G F G F G F G
26 28 42 34 16 23 33 38 35 48 15 30 77 143
54 76 39 71 83 45 220
TOTAL GENERAL F G
244 344
588

Légende :

 ESFGA= Enfants Sortis des Forces et Groupes Armés

 EEV= Enfant Extrêmement Vulnérable

NB : Les filières choisies après orientation sont les études (Primaire ou secondaire : réinsertion scolaire), l’AGR (Petit élevage, petit commerce, agriculture) ou alors l’apprentissage d’un métier (Menuiserie, coupe et couture, maçonnerie, coiffure mixte, mécanique moto et vélo, pâtisserie et art culinaire pour ne citer que ceux là : réinsertion socioprofessionnelle)

a)    De la création d’un environnement protecteur 

  Cet aspect consiste à influencer l’autorité locale à prendre un ensemble des mesures salutaires pour l’enfant ou encore à pérenniser les acquis des différentes sensibilisations par la responsabilisation des parents et autres membres de la communauté. C’est surtout ce deuxième volet que nous avons mis à profit.  En effet nous avons installé ou redynamisé des RECOPE (Réseau Communautaire pour Protection de l’enfant) à Oicha, Lume, Bulongo, Lubero, Kipese, Kyondo et Beni.  Pour faire participer les enfants nous avons créé et redynamiser des clubs des enfants dans la communauté et dans certaines écoles. Ces clubs d’enfants sont des espaces protégés dans lesquels les enfants filles et agrcons peuvent discuter des questions pertinentes à eux.  Ce fut le cas dans les écoles EP Masemi, EP Katambi et EP Mabambila à coté de 3 autres clubs existant au niveau de nos 3 centres de jour à Beni, Lubero et Lume. 

1.    L’EDUCATION 

                    Durant l’année2011 notre cheval de bataille, pour le volet éducation se résume par les objectifs spécifiques ci-dessous : 

Objectif 1 : Renforcer la capacité des écoles d’assure un environnement protecteur
Résultats atteints Activités développées Observations
Les espace protecteurs (Clubs d’enfants) ont été rendues disponibles dans deux écoles : EP Masemi à Lubero et EP Katambi à Katambi/ kipese - Restructuration des anciens clubs (1 club des filles, 1 club des garçons et 1 club mixte dans chaque école)- Formation de tous les membres des clubs sur la protection (96 enfants dont 48 filles et 48 garçons)-       Accompagnement régulier des membres des clubs dans leurs activités (Réunion, sensibilisation, etc.)-       Appui en matériel aux clubs (matériel de jeux, de sensibilisation, de production et conservation des rapports)-Dans chaque école 1 COPA (comité des parents) et 1 COGES (Comité de gestion) ont été formés sur la protection, l’importance de l’éducation et sur la bonne gouvernance L’expérience est à soutenir comme l’année scolaire s’étend sur deux années civiles. Jusque là c’est le dernier trimestre que nous avons géré
Objectif 2 : Augmenter la capacité de la communauté d’assurer la protection de l’enfant
4805 personnes membres des communautés de Lubero et Katambi connaissent les droits des enfants et les raisons pour lesquelles l’éducation soit importante - Sensibilisation sur l’importance de l’éducation par des spots publicitaires, des banderoles, le TPD (théâtre pour le développement), les focus group, le porte à porte ainsi que des émissions radiodiffusées. 1163 ménages ont été atteint et sont composés de 673 Hommes, 1560Femmes, 731 jeunes garçons, 1115 jeunes filles, 626 enfants d’âge scolaire (272 garçons et 354 filles)
Objectif 3 : Renforcer la capacité des jeunes à se prendre en charge en dehors du système scolaire
100 jeunes ont été sélectionnés en cité de Lubero pour l’alphabétisation professionnalisante, l’apprentissage des métiers et le life skill5O en alphabétisation (35F et 15G) et 50 pour les métiers (36F et 14G)  - 8 réunions avec les jeunes pour connaitre leurs besoins, planification des activités au niveau du centre des jeunes -Sélection et formation des formateurs des jeunes (Alphabétiseurs et formateurs en métiers) - Equipent du centre en matériel pédagogique, de jeu et loisir-       Formation proprement dite - Animation des activités visant à augmenter les compétences de vie tout au long de la formation L’activité a commencé à octobre et devra continuer jusqu’à 2012

Il faut noter qu’à coté de ces activités ci haut énumérée, toujours dans le cadre de l’éducation nous avons accompagné la réinsertion scolaire au profit de 195 enfants, ceux sortis des forces et groupes armés (125, 53F et 72G)  et ceux de la communauté (70, 47F et 23G) grâce à un partenariat avec 21 écoles primaires et 25 écoles secondaires disséminées en territoires de Beni et Lubero. 

2.    LA SANTE 

Le volet santé est resté sans sponsor, ce qui a réduit la valeur des réalisations. Cependant, d’une manière intégrée, beaucoup de thèmes cadrant avec la santé reproductive, l’hygiène corporelle, les IST, les VIH/SIDA et bien d’autres ont été abordés lors des rencontres avec les jeunes dans les centres de jours mais aussi dans les clubs d’enfants.   Nous ne voulons pas passer sous silence des cas de prise en charge médicales directe assurés à travers des lignes budgétaires prévues dans certains projets. Ainsi, tous les bénéficiaires de la prise en charge transitoire avait droit au screening médical et aux autres soins durant leur séjour, sans tenir compte du coup y relatif ; même des grandes chirurgies pouvaient être supportées. Il en est de même des victimes des violences sexuelles dans le cadre des 6 violations graves des droits des enfants.  A ce titre nous avons supporté les soins médicaux à 54 enfants et 20 autres ont été référés vers des structures spécialisées pour une prise en charge médicale appropriée. 

3.    LA SECURITE ALIMENATAIRE 

                    En termes de variétés de spéculation, le bilan a été maigre durant l’année car seules les unités de production lapin et poule ont été au rendez-vous à Mataba.En effet, la présence de trois géniteurs males et 28 femelles nous a permis de fournir à la chaine d’approvisionnement des éleveurs du milieu une quantité moins négligeables des lapereaux et jeunes lapins pour l’élevage mais aussi des jeunes lapins engraissés pour la consommation directe.   Quant à la volaille, nous sommes encore à la phase d’adaptation et de multiplication des poules de race locale mais en élevage semi moderne. De 10 poules et 1 coq, le solde  à la fin du mois est de 40 poules et 10 coquerets qui pourront assurer désormais la multiplication destinée au repeuplement des élevages voisins mais aussi l’autoconsommation. Pour cette spéculation les infrastructures d’élevages continuent à jouer négativement par rapport au rendement. 

4.    L’EDUCATION A LA PAIX 

 L’éducation à la paix est une nouvelle thématique au sein de EAD ; elle se résume par une série d’activités visant un changement progressif des mentalités.Elle a été visible à travers la mise en place des autres activités de l’année, nous pouvons citer : 

Thème Cible Observation
Le respect des lois du pays Les enfants placés à l’EGEE à Beni Chaque fois que nous nous rendons à l’EGEE
L’acceptation mutuelle Les enfants bénéficiaires des activités dans le centre de jour Les enfants sortis des forces et groupes armés et autres enfants de la communauté
Non à l’utilisation des enfants pour revendiquer la victoire au cours des échéances électorales Adultes et enfants des deux territoires de Beni et Lubero En marge des élection du 28 novembre 2011

  

5.LES ACQUIS DE L’ANNEE 2011 

      Pour cette année 2011 l’administration EAD a voulu se hisser à la hauteur d’autres ONG de renomée aussi bien nationales qu’internationales.  Des avancées significatives ont été enregistrées dans les domaines suivants :

a. Du cadre legal interne : A coté des statuts et règlement d’ordre intérieur de l’organisation, nous avons réaménagé un nouveau règlement d’ordre intérieur du personnel, un document de Charte de l’organisation EAD est désormais disponible, un code de conduite du personnel EAD  signé par tous le staff et parties prenantes aux activités que nous avons eu à développer. Le document des procédures administratives, financières, logistique et technique a été adapté et enrichi.  

b.Nos procédures : la conception des procédures étant une chose, leur application en est une autre, nous avons des indicateurs qui nous encouragent dans ce sens.  Actuellement, EAD dispose des procédures adaptées à son activité dont notemment, financières, administratives, Logistique.  Ead, reste ouverte aux procédures des ses partenaires financiers.

c. Une augementation en équipe avec les ressources humaines adaptées à nos besoins composée de 49 agents dont 16 dames et 33 messieurs à temps partiel ou total selon les closes des contrant. Il ya lieu d’observer l’implication de la politique genre dans cette sélection.d.   

d. Des outilsUn logiciel comptable est désormais au service des finances EAD ainsi qu’un coffre fort conformément à notre plan de securité. Une base des donnés au modèle national permet d’intégrer les données de l’EAD à la base de données nationale pour la centralisationf, nous permet aujourd’hui un bon traitement et une bonne conservation des données . Deux audits externes ont été acceptés pour un bon renforcement des capacités de gestion..      

e.  Un magasin est en place pour la bonne gestion des matériels et bien durable de l’association.     

f. Des échanges d’expérience significative localement (Clusters, commissions, groupe de travail) mais aussi en dehors du Grand Nord où nous pouvons retenir la participation à la « Conférence mondiale sur les systèmes de justice des enfants en Afrique » à Kampala le 7 e 8 novembre   

          II.   RISQUES ET ANALYSE

    Ceux-ci sont de deux ordres. ceux liés aux faiblesses de l’organisation et ceux liés aux menaces ou risques environnementaux comme repris dans le tabeau ci-après: 

DEPARTEMENT/ VOLET D’INTERVENTION DEFIS / GAP A COUVRIR ACTION A PRENDRE OBSERVATION
01 Administration (Modernisation de l’organisation) Absence d’un système d’audits internes périodiques Responsabiliser d’avantage le CA de l’EAD Question à traiter lors de l’assemblée générale
02 Faible communication par Internet Amener tout le staff à avoir une adresse mail active, envisager l’installation du réseau internet au bureau Selon la santé économique de l’organisation
03 Déficit des agents dans l’utilisation de l’outil informatique Recycler le staff en informatique et imposer ceux qui ne sont pas initiés à le faire Besoins de renforcer le nombre de lap top et cela par service
04 Equipe technique protection, éducation Faible vulgarisation de la loi portant protection de l’enfant Multiplier les copies et impliquer d’avantages les services de tutelle Activité à intégrer à toute mission ou toute opportunité
05 Faiblesse dans la planification des missions et ou activités Besoin de recycler le personnel dans la planification et exiger une rigueur dans la mise en application des planifications Faiblesse dans la production des rapports car missions mal planifiées
06 Sécurité sociale Faible implantation des activités, monotonie dans les spéculations adaptées su terrain Recrutement d’un agronome zootechnicien à responsabiliser le site Possibilité de relancer l’activité dans les sites de Lume et Bulongo
07 Santé Absence d’une structure pilote pour apprécier la problématique des brigades sanitaires en milieu scolaire Il faut sélectionner une école pilote pour monter la stratégie au cours du nouveau exercice 2012 Besoin de mobiliser les ressources pour cette fin
08 Coordination Faible harmonisation des chronogrammes d’activités entre les bailleurs et EAD Multiplier des séances de planification conjointe entre EAD et les bailleurs Etre flexible lors de la mise en œuvre des activités
09 Faible contribution de l’EAD sur le plan financier dans la mise en œuvre des activités Mettre un accent sur les sources d’autofinancement C’est urgent
10 Situation sécuritaire à KASUGHO, LUHANGA et KAGHERI Problème de protection : Violation des droits à l’intégrité physique, travaux forcés, extorsions . Plaidoyer auprès des FARDC responsables dans la zone. Renforcement de la présence des FARDC et PNC Cause : activisme des FDLR, faible couverture des FARDC et PNC
11 Insécurité à KITSOMBIRO, KASEGHE, KIRUMBA , KATNA, KANYABAYONGA Problème de protection : Viol/Pillage, extorsion, embuscade sur la route, travaux forcés exigés par certains éléments FARDC Plaidoyer auprès de Search for common ground pour la sensibilisation sur la cohabitation pacifique entre militaires te civiles Cause : Forte présence des auto-démobilisés Mai-Mai avec comme conséquence la circulation et consommation des stupéfiants et détention illégale d’armes à feu
12 Insécurité à MUSASA ,  KALAU, MAHANGI, VURONDO, ANDELYA/LOSSE, CANTINE, MABALAKO, MABUKU NGAZI, MAMOVE, MANTUMBI, MANGINA Problème de protection : Pillage, viols, des incursions, recrutement des nouveaux éléments (y compris les enfants), coups et blessures Plaidoyer pour le déploiement des FARDC dans la région Causes : Circulation libre des Mai-Mai basés à Losse, Forte présence des Mai-Mai résistant à la reddition de leur commandant KIKURUKUKU, absence de la PNC, faible couverture des FARDC
13 Insécurité à Beni et alentours Problème de protection : Vols à mains armés, attaques sporadiques, évasion massive des prisonniers, des meurtres, des enlèvements, des coups et blessures, extorsion Formation des éléments FARDC et PNC sur leur responsabilité par rapport à la protection des populations et de leurs biens Causes : Forte présence des éléments FARDC et PNC, circulation nocturne des hommes armés non autrement identifiés
14 Insécurité à ERINGETI, TCHUTCHUBO, TCHABI, OICHA, KAINAMA Problème de protection : Enlèvement, récolte des champs, interdiction d’accès aux champs par les FARDC, des barrières illégales Plaidoyer auprès des autorités militaires pour le démantèlement des barrières Causes : Activisme des ADF motivés de rester dans la zone pour exploiter des minerais, du bois, de l’agriculture

 Encore une fois ces quelques réalisation ne sont pas à placer à l’actif de EAD seul mais et surtout il faut voir les partenaires de soutien (UNICEF et Save the Children), les partenaires de terrain (Parent, enfants, autorités locales et autres parties prenantes tels les formateurs, etc.)L’insécurité dans notre zone d’intervention a été un grand risque et a menacé la mise en œuvre des activités bien qu’il ait été minimisé en capitalisant certaines opportunités du milieu.
 Nous pensons qu’il était possible de faire mieux et que, humains que nous étions nous ne pouvions échapper à l’imperfection avec tant de difficultés. 

Pour Enfant pour l’avenir et le développement, EAD-RDC/BENI

Augustin VWALUMA

Président

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EVOLUTION DE LA SITUATION DE L’ENFANCE EN RDC

 

  • Préambule:

« Pour assurer un bien-être durable à l’enfant, il faut agir dès son plus jeune âge. Cette idéal passe non seulement par la bonne intention, mais surtout par le respect absolu  de l’enfant et de ses droits ».

L’état des lieux de la situation des enfants en RD Congo est surtout caractérisé par de nombreuses violations des Droits de l’Enfant, notamment le droit à l’éducation, à la santé et aux loisirs sains et appropriés, malgré la ratification par la RDC des instruments juridiques internationaux et régionaux de protection de l’enfant.

Après plusieurs années de conflits armés marqués par des violences extrêmes, on constate qu’aujourd’hui encore malgré la réduction relative des combats dans plusieurs zones du pays, les enfants sont encore exposés à plusieurs formes de violence.

La situation se caractérise par le phénomène des enfants de la rue, enfants dit «sorcier», enfants soldats, enfants qui travaillent, conséquences de la pauvreté et de l’absence d’une politique particulière de protection et d’encadrement de la jeunesse.

  • Education :

Aujourd’hui encore, près de 5 millions d’enfants congolais ne vont pas à l’école à cause de la pratique du système de prise en charge des enseignants par les parents qui, dans l’ensemble, sont impayés ou sous-payés. Les infrastructures scolaires modernes manquent et celles qui existent sont délabrées.

  •  Soins de santé :

L’accès aux soins de santé de qualité des enfants de moins de 5 ans, est quasi inexistant, suite au délabrement du système sanitaire et aussi la fuite massive des cerveaux dans le secteur de santé. D’où un taux de mortalité infantile est toujours préoccupant, même si une amélioration s’est faite constatée dans l’année 2010 et malgré le plaidoyer initié auprès des autorités congolaises en 2010 par Mme Chan, Directrice de l’OMS, leur demandant d’augmenter le budget de santé.  Les statistiques issues des grandes enquêtes menées sur toute l’étendue du pays montrent que la mortalité infantile est passée de 148 pour 1000 en 1995 à 126 pour 1000 en 2001. Les résultats de l’Enquête MICS4 confirment cette baisse. En effet, elle évalue à 97 pour 1000 le taux de mortalité infantile en 2010. Si la probabilité de mourir avant l’âge d’une année est élevée, elle l’est encore davantage par rapport au cinquième anniversaire. Evalué à 220 pour 1000 en 1995, soit un enfant sur cinq, ce quotient se situe à 158 pour 1000 d’après les résultats de MICS4. Ce niveau de mortalité place la RDC dans la catégorie des pays à forte mortalité infantile. Ainsi, il apparaît peu probable que l’on atteigne l’objectif 4 en 2015.

 S’agissant de la vaccination des enfants, le niveau de vaccination contre tous les antigènes reste faible en RDC. Moins d’un enfant sur deux reçoit l’ensemble des vaccins contre toutes les maladies cibles du Programme Elargi de Vaccination (PEV). Malgré l’amélioration constatée entre 2001 et 2010 (de 23 à 48%), le niveau est loin de la barre de 80% visée par le PEV,(source :Rapport PNUD 2010).

  • Violences faites aux enfants :

Plusieurs débats, commémoration sont toujours faits pendant des journées de rendez-vous avec des thèmes au tour des violences faites aux enfants.

La violence à l’égard des enfants peut prendre plusieurs formes et même devenir un fait banal lorsque les niveaux de vigilance s’estompent et qu’on prend l’habitude de ne pas s’interposer et d’accepter que des enfants impuissants soient si souvent victimes de violence.

On peut distinguer plusieurs types de violences subies par les enfants suivant l’environnement où  ils se trouvent: en famille, en communauté, à l’école ou dans d’autres institutions.   

On peut retenir :

Les violences en famille: Coups et blessures, châtiments corporels, viols, inceste, attentat à la pudeur, harcèlement sexuel, incitation à la prostitution, injures, menaces et intimidations, accusations de sorcellerie, séquestration, rejet, dénigrement, discrimination, négligence, abandon, sevrage précoce, privation volontaire de nourriture, non scolarisation, spoliation d’héritage, travaux domestiques excessifs.

Les violences dans la communauté: Elles sont liées à des pratiques traditionnelles ou à des comportements collectifs. C’est notamment: les mariages précoces et/ou forcés, l’enrôlement des enfants dans les forces et groupes armés, les mutilations sexuelles, l’exploitation sexuelle surtout des enfants de la rue, l’esclavage sexuel, la stigmatisation des enfants affectés par le VIH/SIDA, les travaux lourds, dangereux ou sans repos (prolongés).

Les violences à l’école et dans les milieux publics: Arrestations arbitraires et détentions illégales, coups et blessures, châtiments corporels, viols et harcèlement sexuel.

En RDC, les violences générées par les conflits armés ont grandement affecté les structures de base de la communauté et les familles qui constituent normalement les lieux privilégiés de protection pour les enfants. Ainsi, sans le support de la famille et la communauté les enfants deviennent fragiles, et plus exposés aux violences de toute sorte.

Et, dans un contexte de conflit armé, les enfants sont parfois directement ciblés, recrutés souvent par la force dans des groupes armés, où ils sont exposés à une culture et un environnement de violence, affectant négativement tout leur système de valeur en pleine évolution.

En partenariat avec les organisations internationales œuvrant dans la thématique protection de l’enfance en RDC, UNICEF Save the children, EAD essai d’  intervenir conjointement dans plusieurs actions de prévention et de redressement des effets de la violence sur les enfants. C’est plus particulièrement, mener des activités de sensibilisation continue, y compris la formation des agents de la police et des forces armées par l’UNICEF et la Monusco.

Les activités de sensibilisation visent également à attirer l’attention de la population afin qu’elle prenne conscience de nombreux cas de violences auxquels les enfants sont soumis et l’appellent à s’interposer contre ces violences et à refuser de prendre part à tout acte de violence contre les enfants.

EAD-RDC 

Augustin V

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L’enfant congolais et les élections de novembre 2011

La protection et le respect de l’enfant  est un devoir des adultes en toute situation pour son développement intégral.EADEV,  est une association  de protection et de défense des droits des enfants, qui se dit très préoccupée par les violations graves des droits de l’enfant en ce moment trop crucial des élections en RDC.EADEV, étant une association œuvrant pour la cause du développement de l’enfant Africain en général et du Congo en particulier, appelle tous les candidats à la présidentielle et aux législatives du 28 novembre dernier et leurs militants de privilégier la paix et de promouvoir les droits de l’enfant pendant la période de campagne électorale et celle de publication des résultats provisoires. S’il faut le rappeler les enfants sont des sujets inconscients qu’il serait considérer comme un crime en les impliquant dans le processus électoral ou la campagne électorale comme nous pouvons le témoigner sur l’image ici bas !

  L’enrôlement des enfants pour leur donner la latitude de voter sans maturité de choix  politique, est une violation grave  de leurs droit de protection,  contre toute manipulation politique, qui a toujours animé la volonté d’EADEV. L’enfant a droit à la protection contre toute forme d’exploitation. Il est interdit d’utiliser l’enfant dans les différentes formes de criminalité y compris l’espionnage, le fait de lui inculquer le fanatisme, la haine et l’inciter à commettre des actes de violence et de terreur», selon les articles 57 et 59 de la loi portant protection de l’enfant. 

Dès son engagement dans la démobilisation des enfants au sein des forces et groupes armés de la RDC, depuis la guerre dite de libération 1997 mettant fin au régime de l’ancien dictateur Mobotu, EADEV est une organisation active dans la protection de l’enfance en partenariat avec Unicef et Save the Children dans la région du Nord/Kivu.En tant qu’acteur déterminé pour le développement de l’enfant à travers la valorisation des ses droit, nous avions lancé notre appel, depuis le démarrage du processus d’enrôlement, lors de notre dernière surprise des cartes d’enrôlement données aux enfants  dans la province du Kasai et Par conséquent EADEV invite tout citoyen à promouvoir l’intérêt supérieur des femmes et enfants comme sont toujours les premières victimes dans une crise.Par ailleurs, EADEV demande aux militants des partis politique  de ne pas oublier le devoir de protéger l’enfant, étant donné que ce dernier est une potentialité sur qui nous devrions compter pour l’avenir de la Nation Congolaise de demain.

Nos rapports de monitoring de la situation de protection de l’enfance pendant la campagne électorale sur tout le territoire congolais indiquent plusieurs leaders politiques  impliqués dans l’utilisation abusive des enfants pour battre leur campagne électorale et gonffler leur listes électorales.

Augustin V

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PHENOMENE ENFANT SOLDAT, UN CERCLE VICIEUX A L’EST DE LA RDC.

EAD, une Association active dans la protection et défense des droits des enfants, décrit et l’analyse au quotidien de la situation de l’enfant à l’Est du pays.(RDC). 

Depuis bientôt plus de 4 ans , notre association Enfants pour l’Avenir et le Développement(EAD) est engagée par son savoir-faire dans la thématique protection de l’enfance, suite au phénomène alarmant « Enfant soldat » issue de succession des guerres et conflits au pays. 

L’Est, étant la partie la plus touchée, le phénomène y est devenu une monnaie courante. Ce cas de figure s’explique non seulement par  l’histoire marquée dans cette partie du pays, mais aussi par sa position géographique et économique. Ces enjeux sont à la base jusqu’à ces jours de tous les maux dans cette Région.  

Par ailleurs, elle a été (la région) un dépotoir de toutes les organisations évasives, soit simplement d’occupations ou dites des libérations de l’histoire du pays depuis 1996. Ces organisations ont eu par des moments besoin des effectifs en homme militaires pour atteindre leurs objectifs à intérêt non concret. Comme très souvent dans toute crise, naturelle,  un conflit politique ou militaire, sont les enfants et les femmes, les premières victimes, exposés à des violences ou viol, des enrôlements forcés dans des troupes, et d’autres exactions similaires. L’enfant de l’Est, vulnérable, n’avait pas été épargné de ces différents courants.Les conséquences ne se limitent pas seulement à ces groupes d’individus, graves sur le développement de la plupart des territoires, où les conséquences humanitaires deviennent très préoccupantes etc.Le climat serait  favorable à l’amorce d’une nouvelle phase en vue de la reconstruction et le rétablissement d’une paix durable dans cette partie du territoire national qui a porté, pendant plusieurs décennies, des stigmates des affres du mal. 

L’action qu’entreprend EAD dans ce contexte multidimensionnel, conjointement avec toutes les associations locale, internationale (UEPN-DDR, MONUC SPE, ADECO, SC,  ACOPE ET EAD, LPC, Unicef,) a consisté à un plaidoyer de sortir urgemment les enfants dans les rangs des groupes et forces armées.Une fois au CTO, Une série d’activités est mis en place, essentiellement de récupération psychologique,   focalisé sur l’écoute, l’orientation vers une vie civile en communauté, l’intérêt au retour à l’école, le remise en niveau d’éducation, etc.A la suite, une stratégie de retourner les enfants dans leur familles respectives après une prise en charges psychosociale de plus au moins 6 mois au sein d’une structure CTO (Centre transitoire d’Orientation).  

Mobilisées dans un focus commun pour un objectif « zéro enfants » dans les rangs des troupes, toutes les associations de protection de l’enfance généralement dans toutes les provinces de la République, et en particulier à l’Est, dans les grand nord, ont conjointement déployé les efforts avec les moyens de bord enfin d’atteindre presque à 80% de réduction de la présence des enfants dans les troupes armées. 

Actuellement, l’action de démobilisation semble ne pas avoir un impact mesurable plutôt  concret, à la suite de l’échec dans la phase suivante de réinsertion, qui rendrait l’action plus pérenne, et qui conduirait ainsi les sujets démobilisés à un désintéressement presque définitif au métier (armée ou mouvement militaire), c’est à dire un ré- recrutement éventuel. 

Les rapports de la plate forme de protection de l’enfance dans les grands Nord gérée par EAD dans les années antérieures, signalent qu’un nombre d’environs 800 enfants variant entre 8 et 16 en moyenne ont été démobilisés depuis l’année 2003 à 2008. La majorité avaient exprimé un besoin de réinsertion socio-économique et scolaire, chose qui reste jusqu’à nos jours un eternel débat, faute des moyens des décideurs dans la thématique.[1] 



 

Figure 1 Séance de sensibilisation de la communauté au Quartier Boikene au tour de la cohabitation pacifique avec les ex-EFGA dans le quartier. 

La conséquence majeure vécue en ce jour reste un retour en cascade à la vie initiale, celle de réintégrer les troupes armées pointées à la porte dans les régions, suite à l’oisiveté des ex- démobilisés particulièrement les enfants. C’est le cas dans les territoires et localités situés dans la région où opèrent les mouvements militaires insurgés plus actifs pour le moment.( mai-mai à Mbingi, vurondo, sud de lubero). 

La dernière enquête au cours du mois de janvier initié sur l’impact et le devenu des groupes démobilisés en 2005 , donne un résultat de presque 70% des mêmes sujets démobilisés qui restent en âge d’enfance, sont aujourd’hui vérifiés et confirmés par les équipes mixtes de vérification(UEPN-DDR, MONUC SPE, ADECO, SC,  ACOPE ET EAD, au centre de regroupement AMANI de Nyaleke à 7 kms de la ville de Beni. La majorité provient des mai-mai du Pareco qui se rendent volontairement dans ce meme camp de brassage. 

Figure 2. . Accueil des Ex-EAFGA au CTO par les autres enfants de la communauté, un bon signe d’acceptation de nouveau.  

Depuis le mois de février 2009, EAD, vient de mettre en place un Centre Transitoire d’Orientation, une structure installée  urgemment en vue d’accueillir  les ex-EAFGAs, devenus aujourd’hui des Eafgas en processus de démobilisation pour la ‘N’ième fois. Un cycle difficile à maitriser !Ce jour, un nombre de 23 ex EFGAs, sont présent au CTO, appuyé techniquement par notre partenaire Save the Children. La tendance est évolutive pour croitre le chiffre, suite à un retour volontaire des troupes insurgés dans les rangs des forces gouvernementales.Notre équipe sur le site de démobilisation a identifié un grand nombre d’enfant qui était passé dans nos CTOs les années antérieurs. Leurs témoignages, décrit le même parcours que celui, ci-haut analysé. 


 
Figure 3 Réception de literie au nouveau CTO, un appui de Save the children 

Loin d’un pessimisme intentionnel, l’avenir de l’action de démobilisation est sombre, dès lors que, la seconde phase tout en imaginant une bonne stratégie de retour à la vie civiles des ses enfants aussi pour leur future ne sera pas prise en compte. 

Figure 4 Leur premier repas au CTO 

Augustin VWALUMA

Président


[1] Rapport PFPE (plate forme de protection de l’enfant, dans le Grand Nord) 2006

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Les enfants des rues pourchassés à Goma !

Passant outre l’avis des ONG de protection de l’enfance, le maire de Goma a pris il y a un mois une mesure d’éloignement des enfants de la rue dans une localité située à 15 km de Goma, à Kinyogote. Plus de 300 enfants âgés de 10 à 18 ans auraient ainsi été chassés du centre-ville. Les enfants des rues sont souvent des enfants délinquants, c’est un phénomène de survie, universel et inévitable dès lors qu’ils n’ont même pas la possibilité de manger à leur faim. Lire la suite de cet article »